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Groupe de dialogue Maria’M

Groupe de dialogue Maria’M

Objectif

Favoriser le dialogue, la réflexion et la solidarité entre femmes féministes de tradition chrétienne et musulmane.

Maria’M est un groupe de dialogue féministe entre chrétiennes et musulmanes qui ont à cœur l’égalité entre les femmes et les hommes au sein de leur tradition religieuse respective et dans la société.

Depuis 2012, une dizaine de femmes de chacune des deux traditions se rencontrent de façon régulière, trois à quatre fois par année. Elles apprennent à mieux se connaître et à réfléchir ensemble sur des questions sociales et religieuses, afin de faire avancer leurs groupes respectifs vers une compréhension mutuelle. Les participantes sont également très attentives aux enjeux de discrimination et sensibles aux rapports majorité/minorité qui peuvent faire obstacle au dialogue et à une véritable solidarité. La justice sociale est donc au cœur de leurs préoccupations.

L’idée de créer ce groupe de dialogue féministe interreligieux a émergé, en mai 2011, lors du 35e anniversaire de la Collective L’Autre parole. Élisabeth Garant, directrice du Centre justice et foi, et Leila Bdeir, membre du Groupe international d’étude et de réflexion sur les femmes en Islam, y avaient toutes deux soulevé l’importance de privilégier une telle initiative étant donné la conjoncture sociopolitique au Québec. Quelques mois plus tard, trois chrétiennes et trois musulmanes se sont rencontrées, afin de poser les jalons d’une démarche riche qui se poursuit depuis.

Pour ces femmes, dans une société aux prises avec des débats répétés sur la laïcité, la « gestion » de la diversité religieuse et toujours marquée par des inégalités importantes entre les femmes et les hommes, il est essentiel d’offrir un espace permettant un dialogue serein et respectueux qui n’est pas soumis à la tyrannie des cotes d’écoute ou des votes politiques. Il est important que ce lieu puisse permettre à des féministes croyantes de s’exprimer à partir de cette double appartenance sans avoir à exclure l’une ou l’autre de ces identités.

Réalisations

En plus, des rencontres de dialogue que les femmes de Maria’M réalisent sur des thèmes qui les concernent comme croyantes, citoyennes et féministes, elles ont participé à des événements importants du mouvement des femmes comme la Marche mondiale des femmes et le Forum social mondial. Elles ont également posé des gestes de solidarité envers les femmes autochtones. Elles ont accepté de partager leur expérience et leurs réflexions dans le cadre d’articles, d’animations et de conférences. Elles ont aussi collaboré avec la troupe de théâtre forum interactif Mise au jeu pour la création de la pièce « Féministes et croyantes? Il était une foi des féministes », qui a été présentée à six reprises.

Le rayonnement du groupe de dialogue va donc au-delà des échanges entre les participantes. Il touche tous les publics préoccupés par les tensions sociales sur la question d’identité et de religion ou intéressés à la question des femmes et de la religion.

Les principes du groupe :

Que ce soit en lien avec les discriminations à l’égard des femmes ou celles vécues par des minorités ethniques ou religieuses dans la société en général et au sein même des traditions religieuses, la justice sociale est au cœur des préoccupations des participantes au dialogue.

La diversité est un principe clé de l’initiative du dialogue. Cette diversité ne peut être restreinte à la seule « reconnaissance » des deux grandes traditions religieuses. Elle doit également être reflétée au sein des participantes appartenant à chacune de celles-ci (Églises d’appartenance, courants religieux ou spirituels, ethnies, origines, etc.).

Le respect de la parité entre les participantes est aussi un principe important de la dynamique du dialogue puisqu’il aide à maintenir l’équilibre dans la participation et un rapport plus égalitaire entre les traditions religieuses représentées.

En images

Centre justice et foi (secteur Vivre ensemble)

Le secteur Vivre ensemble du Centre justice et foi travaille à la construction d’une société accueillante pour les nouveaux arrivants et dénonce les injustices qui entravent le processus d’intégration sociale et de participation citoyenne. Il intervient sur trois enjeux principaux : société québécoise et pluralismemigrations internationales et protection des réfugiés; et pastorale interculturelle.